LA NAISSANCE EN 2019

En juillet, j’ai rencontré Michel ODENT en chair et en os, du haut de ses 89 ans. Il m’a tout simplement épatée avec son corps un peu fragile, sa vieillesse en route mais son cerveau toujours en pleine ébullition et une mémoire impressionnante.

J’étais comme une petite fille émerveillée à écouter ses souvenirs, les bribes de sa vie, ses mots de scientifique….. J’ai aimé regarder sa pensée défiler sous nos yeux. Bien sûr, il était accompagné de Liliana LAMMERS ( Doula britannique dont je vous ai parlée dans un précédent article). Leur duo était très complémentaire.

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CHANGEMENT DE PARADIGME

Je crois que ce qui a été le plus évoqué par ce grand spécialiste de la naissance, ce sont les nouvelles données scientifiques en épigénétique, bactériologie et épidémiologie qui ne nous permettent plus de continuer à penser cet événement de la même manière.

Le bébé ayant les mêmes anticorps que sa mère dès la trente-huitième semaine de vie fœtale, la problématique naît de l’environnement dans lequel il naît. Ailleurs qu’à la maison, quelque soit la naissance, les microbes ne sont ni familiers, ni différenciés. Michel ODENT pose donc la question des incidences de ces naissances sur le système immunitaire des humains en général.

Le second focus intéressant à mon sens durant ce séminaire était celui du vocabulaire autour de l’accouchement et du nécessaire besoin d’évolution de celui-ci pour que les femmes accouchent facilement.

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PROCESSUS INVOLONTAIRE DE L’ACCOUCHEMENT

Personne ne peut l’aider. Il faut juste chercher à le PROTÉGER !

L’accouchement des femmes est très différent de celui des mammifères, (même ceux qui nous ressemblent le plus) à cause du cerveau humain et du développement extrême de son néocortex. Ce dernier peut inhiber les fonctions physiologiques et il est donc nécessaire de le mettre au repos pour accoucher plus facilement.

Même si j’étais très convaincue de l’accouchement à domicile, j’ai mieux compris ce qu’il permettait.

Cependant, chaque femme ayant le droit de choisir ce qu’elle veut pour elle-même, ces deux informations donnent une autre orientation au travail en structure et sur comment l’accompagner ? Partir le plus tard possible ? Savoir ce dont on ne veut pas et pourquoi ?

J’explorais avec vous cela davantage dans le détail dans un prochain article !